Les postes vacants au Canada ont grimpé à 957 500 au premier trimestre, le nombre trimestriel le plus élevé jamais enregistré selon Statistique Canada .

Le nombre de postes vacants a augmenté de plus de 72 %, ce qui représente environ 401 900 postes par rapport au premier trimestre 2020. Les postes vacants au premier trimestre 2022 ont dépassé de près de 3 % le précédent record enregistré au quatrième trimestre 2021, ce qui représente 24 900 postes vacants supplémentaires.

Le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale a atteint un autre sommet sans précédent avec 136 800 postes vacants. Les pénuries de main-d’œuvre dans ce secteur étaient importantes avant la pandémie, mais la COVID-19 a encore fait grimper la demande. Par rapport au premier trimestre 2020, les postes vacants ont augmenté de près de 91 % (65 100 postes) au premier trimestre 2022.

Le secteur de la construction connaît également un nombre record de postes vacants. Au premier trimestre, les employeurs canadiens de la construction cherchaient à pourvoir 81 500 postes vacants. D’un trimestre à l’autre, le secteur de la construction a connu une augmentation de plus de 7 % (5 400 postes) par rapport au T4 2021.

Les postes vacants poursuivent leur tendance à la hausse dans les secteurs de la fabrication et du commerce de détail. Les postes vacants dans le secteur de la fabrication ont culminé à 87 400 au dernier trimestre, et les employeurs du commerce de détail recherchaient 114 600 emplois.

Il y a eu peu de changement dans les services professionnels, scientifiques et techniques. Les employeurs de ce secteur cherchaient à pourvoir 68 800 postes, peu de changement par rapport au record atteint au dernier trimestre.

L’hébergement et les services de restauration comptaient environ 133 800 postes vacants au premier trimestre. Malgré le grand nombre, il avait en fait diminué d’environ 12% par rapport au trimestre précédent.

À l’échelle nationale, le ratio chômage-postes vacants était de 1,3 au premier trimestre, contre 2,2 au même trimestre de 2020. Avant la pandémie. Cela signifie que le bassin de chômeurs a diminué à mesure que les postes vacants continuent de croître.

Le ratio chômeurs-postes vacants variait également d’une province canadienne à l’autre. Alors qu’il y avait moins d’un chômeur pour chaque poste vacant au Québec et en Colombie-Britannique, il y avait près de quatre chômeurs pour chaque poste vacant à Terre-Neuve-et-Labrador. Un ratio inférieur indique un marché du travail plus tendu et des pénuries de main-d’œuvre possibles.

Les employeurs canadiens font face à d’importants défis en matière d’embauche. Au premier trimestre, il y avait près de 34 employés nouvellement embauchés pour 100 postes vacants. En comparaison, au premier trimestre de l’année dernière, il y avait environ 48 nouvelles embauches pour 100 postes vacants, et 82 au premier trimestre de 2016, lorsque des données comparables sont devenues disponibles pour la première fois.

Lorsqu’on examine les secteurs à forte demande, les employeurs des services d’hébergement et de restauration ont embauché environ 23 nouveaux employés pour 100 postes vacants. Les soins de santé et l’assistance sociale en ont également embauché environ 23. Les employeurs des services professionnels, scientifiques et techniques en ont embauché environ 50.

Selon l’ Enquête canadienne sur la conjoncture des entreprises du 4 janvier au 7 février, le recrutement d’employés qualifiés devait être un obstacle pour près des deux cinquièmes des entreprises, et la rétention des employés devait être un obstacle pour environ 30 %.